Le sécateur, outil emblématique du jardinier, se compose de deux poignées mobiles s'articulant autour d'un axe, l'une se prolongeant par une lame tranchante et l'autre par une contre-lame. Essentiel pour la taille, cet instrument a été inventé en 1815 par Bertrand de Moleville, un ancien ministre de Louis XVI, qui l’a ramené en France après son exil.
Les types de sécateurs
Les sécateurs se divisent en deux grandes catégories : les manuels et les modèles à assistance. Ces derniers, souvent réservés à un usage professionnel, sont généralement plus coûteux et se déclinent en versions pneumatiques ou électriques. Les sécateurs manuels, quant à eux, se déclinent en plusieurs types selon leur usage :
- Sécateur à lame tirante : Composé d'une lame aciérée et d'une contre-lame aigüe, il est simple à manipuler, permettant une coupe efficace, surtout pour les arboriculteurs et les vignerons.
- Sécateur ergonomique : Conçu avec des poignées en angle et une tête de coupe inclinée, ce modèle réduit la tension sur le poignet et s'adapte parfaitement à la morphologie de l'utilisateur, qu'il soit gaucher ou droitier.
- Sécateur de force ou ébrancheur : Cet outil plus robuste se manipule à deux mains, idéal pour couper des branches en hauteur sans échelle.
Sécateurs adaptés aux jardiniers amateurs
Pour les jardiniers amateurs, plusieurs modèles spécifiques sont disponibles :
- Sécateur à enclume : Avec une lame soutenue par une surface plane, il est recommandé pour la coupe de bois mort, bien qu'il puisse écraser légèrement le bois et favoriser les maladies.
- Sécateur à crémaillère : Permettant une coupe sans trop d'effort, ce modèle utilise un mécanisme de démultiplication, mais nécessite plusieurs gestes pour couper entièrement.
- Échenilloir : Parfait pour atteindre les branches hautes, cet outil évite de grimper dans l’arbre et utilise une cordelette pour actionner la coupe, originellement conçu pour retirer les chenilles.







