Le gouvernement a récemment annoncé que la revalorisation des pensions de base, initialement prévue pour janvier 2025, ne se fera finalement qu'en juillet 2025. Cette décision, annoncée lors de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale le 10 octobre, a des conséquences lourdes pour les retraités, notamment les fonctionnaires, qui se retrouvent au cœur de cette mesure ne visant qu'à réduire le déficit public.
Des retraités dépendants de leur pension de base
Contrairement aux anciens salariés du secteur privé dont la retraite dépend souvent à la fois d'une pension de base et d'une retraite complémentaire, les fonctionnaires sont majoritairement tributaires de leur retraite de base. En effet, pour eux, celle-ci représente au minimum 95 % de leur pension totale, rendant le report de six mois d'autant plus problématique. En revanche, les retraités du secteur privé peuvent dépendre moins directement de leur pension de base, le reste de leur retraite étant souvent soutenu par une composante complémentaire.
Conséquences financières pour les fonctionnaires
Pour mieux appréhender l'ampleur des pertes, prenons l'exemple d'un ancien salarié du privé percevant 1 400 euros par mois, dont 980 euros proviennent de sa retraite de base. Avec une revalorisation de 1,8 %, son gain sera de 17,64 euros par mois, soit une perte totale de 105,84 euros sur six mois en raison du report. En revanche, un ancien fonctionnaire avec un revenu semblable, mais une pension de base de 1 372 euros, subira une perte de 148,20 euros sur la même période. À mesure que la pension augmente, l'écart se creuse : un retraité du privé percevant 2 800 euros perd environ 151 euros, alors qu'un fonctionnaire pourrait perdre près de 300 euros.
Les contractuels de la fonction publique ne sont pas épargnés non plus. Malgré leur cotisation au régime de retraite complémentaire de l'Ircantec, ils subiront les mêmes retards de revalorisation, la hausse étant calquée sur celle de l'Assurance retraite. Ils devront donc également attendre jusqu'à juillet 2025 pour profiter des augmentations qui leur sont dues.







