Le gouvernement a récemment ajusté les tranches du barème de l'impôt sur le revenu pour tenir compte de l'inflation, évitant ainsi de soumettre des revenus modestes à cette taxation.
Bruno Le Maire a annoncé, lors de la présentation du budget 2023, que ce barème est désormais indexé sur l'inflation hors tabac, fixée à 5,4 %. Cette décision vise à protéger les Français dont les revenus ont progressé grâce à une hausse des salaires, tout en maintenant une baisse d'impôt pour ceux dont les revenus stagnent.
En raison de l’augmentation du coût de la vie, de nombreux ménages ont vu leurs salaires revalorisés à plusieurs reprises. Par exemple, une personne touchant le SMIC aurait dû s'acquitter de 130 euros d'impôts sur le revenu pour l'année 2023, mais les nouveaux seuils prévus sauvent ces contribuables de cette imprévue charge fiscale. Pour les retraités, la hausse des pensions de 4 % et des retraites complémentaires devrait également éviter une imposition supplémentaire. Gabriel Attal, ministre des Comptes publics, a illustré cette mesure en déclarant qu'un célibataire avec un revenu de 2 500 € sans augmentation verrait sa facture d'impôts réduite de 328 euros pour l'année.
La politique du gouvernement est claire : préserver le pouvoir d'achat des ménages. Même si les salaires augmentent, le revenu disponible après impôts doit rester stable. Cette stratégie du travail qui paie a été réaffirmée par le ministre de l'Économie.
Les nouveaux barèmes de l'impôt sur le revenu
Revenu net imposable
Taux d'imposition
Jusqu'à 10 777 €
0 %
De 10 777 € à 27 478 €
11 %
De 27 478 € à 78 570 €
30 %
De 78 570 € à 168 994 €
41 %
Au-delà de 168 994 €
45 %
Bon à savoir
Depuis 1969, l'indexation des barèmes sur l'inflation est une règle, à l'exception des années 2012 et 2013 sous le gouvernement Fillon, marquées par une faible inflation.







