Christian, âgé de 59 ans, a eu la possibilité de prendre une retraite anticipée grâce à une carrière effectuée en catégorie active. Après avoir consacré presque 41 ans à l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP), son parcours est riche d’expériences, débutant en 1977 comme plongeur dans les cuisines de l’hôpital. Au fil des années, il a gravi les échelons, réalisant successivement les métiers d’agent, d’aide-soignant puis d’infirmier, après avoir suivi une formation de trois ans en école d’infirmiers.
Un départ anticipé pour une carrière durable
En 2011, lors de la réforme du statut des infirmier(e)s, Christian a eu à faire un choix crucial : soit passer en catégorie sédentaire (A) avec l’avantage d’un meilleur salaire, mais une retraite reportée, soit rester en catégorie active (B) en préservant la possibilité de quitter son poste plus tôt. Il a choisi cette dernière option, conscient que les exigences physiques de son métier demeuraient malgré un changement de catégorie. "Je voulais conserver ma possibilité de départ anticipé," explique-t-il, résumant un dilemme partagé par de nombreux collègues.
Une retraite marquée par une baisse de revenus
Comme pour tous les fonctionnaires, la retraite des agents de la fonction publique hospitalière est généralement de 75 % du traitement indiciaire des six derniers mois, pouvant atteindre 80 % avec des bonifications. Le dernier traitement brut de Christian était d'environ 2 700 €, augmentant avec diverses primes, comme la prime Veil de 90 €, allouée aux infirmiers manipulant des substances à risque. Au total, ses primes se montaient à près de 20 % supplémentaires, se traduisant par un salaire net d’environ 2 500 €.
Désormais, sa pension brute se chiffre à 2 000 € par mois, avec une modeste augmentation de 30 € depuis 2022 grâce à sa retraite additionnelle. Cela représente une perte d’environ 650 € par rapport à son salaire d’activité, soit près de 25 %. Bien que cela ait un impact, Christian souligne que le revenu complémentaire de son partenaire a atténué les effets de cette baisse. Grâce à un épargne temps, il a pu prendre sa retraite six mois plus tôt, en septembre 2018, ce qui a facilité cette transition. Il a également effectué un retour au travail durant un an et demi pendant la pandémie, confirmant que, bien que motivé, le rythme de travail devenait trop exigeant.







