L'administration fiscale a introduit des changements significatifs pour la déclaration de revenus de 2025, ouverte depuis le 10 avril. Le barème, les taux et divers abattements ont été ajustés, tout comme plusieurs dispositifs fiscaux qui ont été redéfinis.
À partir du 10 avril, les contribuables peuvent soumettre leur déclaration concernant les revenus perçus en 2024. Cette procédure, qui se terminera entre le 20 mai et le 5 juin selon les départements, présente plusieurs modifications par rapport à l'an passé. Voici les points essentiels à retenir concernant la nouvelle déclaration.
Seuils et barème révisés
Cette année, le barème des impôts a été majoré de 1,8 %. Ainsi, les seuils qui déterminent les tranches d'imposition sont également rehaussés. Les contribuables dont les revenus n’augmentent qu’en raison de l’inflation ne devraient pas devenir imposables ou voir leur imposition augmenter. Des centaines de milliers de contribuables bénéficieront de cette mesure. Les montants de l'abattement fiscal pour les seniors et les personnes invalidesont également été augmentés.
Taux individualisé pour les couples
La situation fiscale des couples mariés ou pacsés a subi un changement majeur. Le taux d’imposition qui était auparavant calculé sur la base moyenne des deux revenus est maintenant individualisé. Cette nouvelle méthode assure une répartition plus équitable du prélèvement à la source.
Contributions et dons : nouvelles implications
La Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR) s'applique aux contribuables ayant un revenu fiscal de référence dépassant 250 000 € pour les célibataires et 500 000 € pour les couples. Cette contribution vise à garantir une imposition minimale de 20 % sur leurs revenus, tout en prévoyant une décote pour éviter les effets de seuil.
Pour encourager les dons, les contributions aux associations d’aide aux victimes de violences domestiques sont désormais éligibles au dispositif Coluche. Cela signifie qu'un abattement de 75 % est applicable pour les dons jusqu'à 1 000 €, puis de 66 % au-delà, en plus des dons pour Mayotte déductibles également à 75 %.
Enfin, une nouvelle case pour le crédit d’impôt sur les services à la personne a été ajoutée pour limiter les abus. Les foyers souhaitant bénéficier d’un crédit d'impôt de 50 % pour l'emploi d’un salarié à domicile devront désormais spécifier le type d'organisme employé.







