La Caisse Nationale de l'Assurance Maladie a élaboré 60 propositions pour faire face à son déficit croissant. Ces changements pourraient affecter vos remboursements pour divers soins, y compris les cures thermales, les Affections de Longue Durée (ALD) et le renouvellement de lunettes.
Avec un déficit de 13,8 milliards d'euros prévu pour 2024, la Cnam propose des réformes pour atteindre des économies de 4 milliards d'euros d'ici 2026. L'objectif reste clair : assurer la pérennité du système de santé français, en mettant l'accent sur trois axes : prévention, coordination des soins et juste coût des soins.
Revoir le statut des Affections de Longue Durée (ALD)
Le nombre de Français souffrant d'ALD pourrait doubler d'ici 2035, pouvant mettre à mal la solidarité nationale. Ainsi, la Cnam envisage de limiter la durée et le champ d'application de ces remboursements. Elle propose d'établir une liste des soins spécifiques efficaces et d'encadrer les sorties du dispositif ALD, en excluant certains patients, comme ceux en rémission du cancer, du remboursement à 100% de leurs frais médicaux. Ce changement pourrait, en fin de compte, accroître les dépenses des patients concernés.
Les cures thermales en ligne de mire
Le remboursement des cures thermales fait également l'objet d'une attention particulière, avec une proposition de réduction de la couverture totale pour certaines catégories de patients. Actuellement, elles sont remboursées à 100% pour les personnes en ALD et entre 65% et 70% pour les autres. Bien que l'idée ne soit pas de les dérembourser complètement, le président de la Cnam a souligné la nécessité de revoir leur prise en charge par la collectivité.
Fréquence des changements de lunettes revue
L'Assurance Maladie envisage aussi de modifier le régime actuel qui permet le changement de lunettes tous les deux ans, sans nouvelle correction. La durée optimale à adopter n'est pas encore précisée, mais cette réforme vise à rationaliser les dépenses de santé.
Enfin, la Cnam souhaite également limiter la durée des arrêts maladie avec des prescriptions maximales d'un mois après une hospitalisation, et 15 jours en ville. Les renouvellements ne pouvant excéder 2 mois. Ces propositions, en attente de validation gouvernementale, visent à alléger les coûts du système de santé tout en garantissant un accès aux soins.
La ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, a annoncé un plan d'économies d'1,7 milliard d'euros sur les dépenses de santé en 2025, renforçant l'urgence de ces réformes.







