De récentes recherches menées en Europe et aux États-Unis ont mis en lumière les effets bénéfiques du café sur la santé, suggérant qu'une consommation de trois tasses par jour pourrait contribuer à allonger l'espérance de vie.
Un bouclier contre les maladies
Des études publiées dans la revue Annals of Internal Medicine indiquent que le café pourrait offrir une protection contre des maladies telles que les maladies cardiovasculaires, respiratoires, les cancers et le diabète. La première étude, réalisée dans dix pays européens, a suivi 520 000 participants âgés de plus de 35 ans pendant une période de 16 ans. Les résultats montrent qu'une consommation de trois tasses de café par jour, même de café décaféiné, est associée à une espérance de vie plus longue grâce à sa richesse en antioxydants.
Marc Gunter, l'un des chercheurs associés à l’étude, souligne que cette consommation accrue de café est liée à un risque réduit de mortalité, en particulier pour les maladies circulatoires et digestives. Une analyse de biomarqueurs d'une cohorte de 14 000 personnes révèle également que ceux qui boivent du café présentent un foie en meilleure santé.
Des statistiques convaincantes aux États-Unis
Une seconde étude, conduite aux États-Unis, s'est concentrée sur plus de 185 000 adultes d'origines diverses, âgés entre 45 et 75 ans, pendant une durée de 16 ans. Les chercheurs ont constaté un lien significatif entre une consommation élevée de café et une diminution du risque de mortalité due à diverses affections, y compris les maladies cardiovasculaires. Ceux qui buvaient une tasse de café quotidiennement avaient 12 % moins de risques de mourir durant l'étude, ce chiffre atteignant 18 % pour ceux qui en consommaient trois tasses.
Les limites des études
Bien que ces résultats soient prometteurs, les chercheurs tiennent à rappeler que ces études sont observationnelles. Elles ne prouvent pas de manière formelle un lien de cause à effet entre la consommation de café et une meilleure santé. Ainsi, bien que le café puisse être bénéfique, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre pleinement ses effets sur la longévité.







