Face à une inflation des prix de 6,1 % en juillet, les industriels adoptent une stratégie pour contourner cette hausse : le phénomène de shrinkflation. Cette pratique, désormais révélée par l’association Foodwatch, consiste à diminuer la taille ou le poids des produits tout en augmentant leur prix, une méthode légale mais peu transparente pour les consommateurs.
Qu'est-ce que le shrinkflation ?
Cette tendance, qui s'apparente à la cheapflation, permet aux entreprises de masquer la hausse des tarifs. Si vous avez remarqué un niveau d’eau plus bas dans votre bouteille ou des paquets de biscuits moins généreux, vous n'êtes pas seul. Des marques emblématiques comme Kiri ou Lindt sont mises en cause pour avoir modifié la quantité des produits sans ajuster proportionnellement les prix.
Produits affectés par la shrinkflation
- St Hubert Omega 3 : perte de 4 % de poids, augmentation de 13 % du prix.
- Lindt : réduction de 20 % du poids de ses chocolats, prix en hausse de 4 %.
- Kiri : portions réduites de 10 %, prix au kilo augmenté de 11 %.
- Teisseire : volume réduit de 20 % avec un prix majoré de 12 %.
- Salvetat (Danone) : bouteilles passées de 1,25 l à 1,15 l et prix en hausse de 5 %.
- Saint Louis : réduction de 13 % de sucre avec une augmentation de 12 % du prix.
Les justifications des marques
Les entreprises se défendent souvent en mettant l’accent sur l'augmentation des coûts de production. Par exemple, Lindt a expliqué que la hausse du prix au kilogramme reflétait cette réalité. Danone, quant à elle, précise que le prix conseillé peut être modifié par le distributeur, dégageant ainsi sa responsabilité.
Le phénomène ne se limite pas à la France. Aux États-Unis, le sujet fait débat sur les réseaux sociaux, et en Espagne, il est connu sous le nom de reduflation. Les consommateurs sont de plus en plus vigilants face à ce phénomène qui touche un large éventail de produits.







