Une annonce préoccupante pour les ménages bénéficiaires de l'avance immédiate de crédit d'impôt se profile. L'article 5 du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2024, actuellement soumis à l'examen du Parlement, prévoit une réduction significative du plafond de cette aide.
Un dispositif essentiel pour de nombreux foyers
Ce crédit d'impôt permet aux particuliers de déduire jusqu'à 6 000 euros par an de leurs impôts pour des services à la personne, tels que le ménage, le jardinage ou la garde d'enfants. Grâce à l'avance immédiate mise en place début 2022, un particulier engageant une femme de ménage ne payait que la moitié du tarif, l'autre portion étant réglée directement par l'Urssaf.
Réductions et retards pour 2024
Le gouvernement a l'intention de ramener le plafond du crédit d'impôt à seulement 3 000 euros dès 2024. Qui plus est, l'éventuelle extension de ce crédit aux services de garde d'enfants de moins de 6 ans a été repoussée à 2026, touchant particulièrement les familles en quête de soutien. Les bénéficiaires de certains dispositifs d'aides sociales, comme l'allocation personnalisée d'autonomie, devront patienter jusqu'en 2027.
La lutte contre la fraude, au cœur des préoccupations
Ces restrictions visent principalement à contrer les fraudes. Selon les estimations, les abus pourraient atteindre jusqu'à 10 millions d'euros, pour des prestations facturées sans réelle exécution. Malgré le succès initial du dispositif, des cas de fraude ont été identifiés par les autorités fiscales, incitant le gouvernement à resserrer les conditions d'accès et à intensifier les sanctions.







