Avec l'âge, les retraités se retrouvent souvent à payer leur mutuelle santé à un tarif plus élevé. En effet, ils n'ont pas accès à une aide de l'employeur, contrairement aux actifs, et ces dépenses n’offrent pas d’avantages fiscaux.
Des tarifs en hausse pour les retraités
Les retraités constatent une augmentation significative des tarifs de leur complémentaire santé. La prise en charge des employeurs étant absente, les prix s'accentuent avec le vieillissement. D’après le courtier Meilleurtaux, le coût moyen d'une mutuelle pour un couple de plus de 60 ans est passé de 172 € par mois en 2022 à 204 € en 2024, atteignant même 222 € pour ceux âgés de 75 à 79 ans.
L'adhésion à une mutuelle : une option sans déduction
Les cotisations versées par les retraités pour une mutuelle ne sont pas déductibles de leurs revenus lors de la déclaration d'impôts. Contrairement aux salariés, dont les paiements sont déductibles, l'adhésion pour les retraités est considérée comme facultative, et donc non éligible à des avantages fiscaux. Selon une brochure officielle des impôts, "ne sont pas déductibles les cotisations versées à une mutuelle lorsque l'adhésion est facultative".
Solutions pour les seniors les plus modestes
Ce sujet a été débattu plusieurs fois au Sénat. Dernièrement, le 23 décembre 2021, le sénateur Jean-Pierre Sueur a interrogé le gouvernement sur ce sujet. Adrien Taquet, alors secrétaire d'État auprès du ministre des Solidarités, a exprimé son scepticisme quant à l’efficacité d'une déduction fiscale. Il a suggéré que cela pourrait engendrer une hausse des prix des complémentaires et a plaidé pour un encadrement des tarifs et le développement de la complémentaire santé solidaire, conçue pour les retraités à faible revenu.







