Ouvrir un Plan Épargne Retraite (PER) ne dépend d'aucune condition d'âge. Ce dispositif est une excellente option pour quiconque souhaite préparer sa retraite.
Bien qu'il soit envisageable d'ouvrir un PER pour un enfant mineur, il s'adresse principalement aux adultes actifs. Généralement, les individus réalisent l'importance de ce placement une fois qu'ils sont bien établis dans leur carrière ou que leurs responsabilités familiales sont allégées. Beaucoup se questionnent autour de 40 à 50 ans, soit deux décennies avant la retraite. Avec un investissement de 246€ par mois, par exemple, le rendement estimé à 5% pourrait générer un capital de 100 000€, soit 172€ par mois après déductions fiscales. Florence Brau Billod, conseillère en gestion de patrimoine, souligne que "plus vous attendez, plus vos efforts d'épargne devront être conséquents".
Une option avantageuse en fin de carrière
Selon Florence Brau Billod, "il est tout à fait possible de commencer un PER à 60 ans, même si la retraite est prévue pour 62 ou 67 ans". Cette stratégie permet non seulement de constituer une épargne, mais aussi de réduire son imposition. Cela est particulièrement pertinent pour les professions libérales, comme les médecins ou avocats, dont les tranches d'imposition peuvent descendre de 45% à 30% à la retraite.
La préparation dès le début de carrière
Les jeunes adultes commencent progressivement à s'initier à la gestion de leur retraite. Bien que la prudence soit de mise quant à l'investissement de toutes leurs économies dans un PER, placer une partie de leurs revenus peut être judicieux. "La durée est un atout", affirme l'experte. Cela aide à lisser les fluctuations du marché, surtout lorsque l'on investit à long terme en actions. Par exemple, un jeune qui commence à verser 100€ par mois pourrait accumuler un capital total de 153 000€ au bout de 40 ans, dont 104 800€ proviennent des intérêts cumulés.
Trois types de PER à connaître
Il existe trois catégories de Plan Épargne Retraite : le PER individuel, que l'on ouvre soi-même ; le PER d'entreprise collectif, qui nécessite l'accord de l'employeur et permet des contributions communes ; et enfin le PER d'entreprise obligatoire, qui ne peut-être contourné par le salarié.







