Entre dépenses imprévues et charges imprévues, il est facile de se retrouver avec un compte bancaire dans le rouge. Mais que cela implique-t-il concrètement pour votre budget ?
Les frais à prévoir en cas de découvert
Un découvert peut rapidement entraîner des frais additionnels et agios, pouvant aggraver une situation de trésorerie déjà fragile. Même en ayant négocié un découvert autorisé, des coûts imprévus peuvent survenir.
Dépassements et commissions
Si votre banque choisit de couvrir une opération dont le solde de votre compte est insuffisant, des commissions d’intervention seront appliquées. Les montants peuvent atteindre :
- 8 € par opération pour tous, avec un plafond mensuel de 80 € ;
- 4 € par opération pour les clients en situation de fragilité financière, avec un maximum de 20 € par mois.
Agios et intérêts débiteurs
Même si vous restez dans les limites de votre découvert autorisé, les banques prélèvent des agios, également appelés intérêts débiteurs. Si vous dépassez cette autorisation, ces frais peuvent être amplifiés. La plupart des établissements appliquent un montant forfaitaire minimum, en plus d’agios proportionnels, qui varient selon le montant du découvert et sa durée. Les taux d’intérêt varient généralement entre 15 et 20 %, sans pouvoir dépasser le taux d'usure. Nous vous conseillons de consulter les conditions tarifaires de votre banque pour plus de précisions.
Conséquences d'un paiement rejeté
En l'absence de découvert autorisé, un paiement peut être rejeté, engendrant des frais d'incident variés, selon le moyen utilisé :
- 30 € pour un chèque rejeté de 50 € ou moins ;
- 50 € pour un chèque supérieur à 50 € ;
- 20 € pour un incident de prélèvement ou virement.
Pour les personnes jugées fragiles, les frais mensuels peuvent atteindre :
- 25 € pour les clients en situation de fragilité ;
- 20 € par mois et 200 € par an pour ceux bénéficiant d'offres particulières.
Il est à noter qu’un individu peut être considéré comme fragile s’il enregistre plusieurs irrégularités de paiement au cours d’un même mois ou est en dossier de surendettement. Les associations de consommateurs alertent sur le fait que tous les clients fragiles ne profitent pas toujours d’un plafonnement des frais.







