Assurance-vie, immobilier, SCPI, PEA... dans un contexte de taux d'intérêt bas et d'inflation galopante, comment sélectionner les placements adéquats pour sauvegarder son épargne ? Voici un point détaillé avec des conseils avisés.
L'inflation : un défi pour les placements sans risque
La reprise de l'économie mondiale après la crise sanitaire a engendré une flambée des coûts de l'énergie et des matières premières. Les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement et la guerre en Ukraine exacerbent cette inflation. En 2021, la hausse des prix atteignait près de 3% en France et environ 5% dans la zone euro. L'incertitude quant à la pérennité de cette tendance s'installe.
Cette situation est particulièrement pénalisante pour les épargnants ayant opté pour les fonds en euros d'assurance-vie, qui, bien que garantissent le capital, offrent des rendements largement inférieurs à l'inflation. En 2020, le rendement s'établissait à 1,10% en moyenne, et pour 2021, il est prévu qu'il reste en dessous de 1%. Cela signifie que le pouvoir d'achat des épargnants s'érode. Notre conseil : si vous recherchez une garantie sur votre capital pour une courte durée, l'assurance-vie en euros peut rester un choix judicieux, mais pour la croissance de votre épargne à moyen ou long terme, des alternatives doivent être envisagées.
Les SCPI : un placement en mutation
Les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont maintenu leur popularité en offrant des revenus réguliers aux investisseurs. Les SCPI investies dans les bureaux et le commerce continuent de générer plus de 4% par an, en dépit des défis posés par le télétravail qui entraîne une contraction de la demande de bureaux. Pourtant, certaines ont réussi à maintenir les revenus versés aux souscripteurs grâce à une gestion prudente de leurs réserves.
Notre recommandation : souscrire des parts de SCPI dans un contrat d'assurance-vie pour bénéficier d'une fiscalité plus avantageuse. En parallèle, les SCPI Denormandie offrent des avantages fiscaux en collectant de l’épargne pour diversifier leurs portefeuilles immobiliers.
L'attrait du PEA
Le Plan d'Épargne en Actions (PEA) est moins plébiscité que l'assurance-vie pour investir dans des fonds boursiers. Bien qu'il n’offre pas d'exonération sur les droits de succession et soit limité aux actions européennes, il présente des frais moindres et une exonération d'impôt sur le revenu après cinq ans. Ce qui en fait une option attractive pour les investisseurs.
Opportunités dans l'immobilier ancien
L'immobilier ancien demeure une valeur refuge en période d'inflation. L'attrait des Français pour l'achat de biens s'est intensifié durant la pandémie, en particulier pour les maisons en périphérie des villes. Le dynamisme de ce secteur et la possibilité d'emprunter à des taux très bas rendent l'investissement locatif particulièrement séduisant.
De plus, le dispositif Denormandie permet d’acheter et de rénover des logements tout en bénéficiant d'avantages fiscaux. Ce mécanisme incite à investir dans des biens potentiellement rentables grâce à des travaux qui amélioreront leur performance énergétique.
La bourse : un levier à explorer
Les marchés boursiers ont enregistré une performance remarquable post-pandémie, avec un CAC 40 au plus haut historique. Cependant, il est essentiel de réfléchir aux risques associés à l’investissement en actions, car les fluctuations du marché peuvent engendrer des pertes significatives. Les contrats d'assurance-vie multi-supports, qui incluent des fonds patrimoniaux, peuvent aider à diversifier et à minimiser ce risque.
En somme : une approche réfléchie de l’investissement, comprenant une évaluation des risques et la diversification, est clé pour naviguer dans cette période incertaine.







