Les vacances sont terminées, et il est temps de s'attaquer aux impôts. Taxe foncière, taxe d'habitation, ou encore taxe sur les logements vacants, plusieurs impôts locaux vous concernent. Mais comment sont-ils calculés ? Décryptons ensemble ce processus.
Des règles précises mais souvent dépassées
Le calcul des impôts locaux repose sur la valeur locative cadastrale des biens immobiliers, établie par l’administration. Pour les logements destinés à l’habitation, cette valeur a été fixée en 1970, et elle est déterminée à partir des données du marché locatif de cette époque, grâce à des calculs successifs.
Les logements sont classés en huit catégories, selon divers critères tels que la qualité de la construction, la superficie, ou des éléments de confort (présence de plusieurs sanitaires, ascenseur, etc.). Les catégories vont des propriétés de luxe à celles jugées très médiocres.
L'administration calcule ensuite la surface pondérée du bien. Cette valeur prend en compte l'utilisation et l'emplacement du logement. Multipliée par un tarif au mètre carré, défini par catégorie et par commune, elle permet de déterminer une valeur locative globale. Enfin, un taux d'imposition, variant selon la taxe et la commune, est appliqué pour obtenir le montant de l’impôt.
À noter : votre valeur locative peut évoluer si vous effectuez des travaux d'agrandissement. Pensez à déclarer ces changements sur le site impots.gouv.fr dans les 90 jours suivant la fin des travaux.
Quelles hausses d'impôts en 2025 ?
Les valeurs locatives cadastrales sont ajustées en fonction de l'inflation, prévue à +1,7% pour 2025, contre +3,9% l'année précédente. Les taux d'imposition peuvent changer selon les besoins financiers des communes, mais cette année, une hausse limitée à 1,7% est généralement attendue.
Coup de frein sur les taux d'imposition
À l’approche des élections municipales, toutes les communes de plus de 100 000 habitants ont décidé de conserver les taux de 2024. La plupart des communes comptant entre 40 000 et 100 000 habitants ont également choisi de maintenir cette stabilité. Notons cependant des exceptions, comme La Roche-sur-Yon avec une augmentation de 7%. D’autres villes, telles que Cannes (-3,6%) et Cholet (-3%), ont déjà baissé leurs taux.
Vérifiez et contestez le montant de votre impôt
Pour vérifier le montant de votre impôt, demandez à la direction générale des finances publiques (DGFIP) la fiche d'évaluation de vos biens. Ce document précise leur classification. Vous pouvez également demander le relevé de propriété de chaque local, ainsi que leur valeur locative cadastrale globale.
Si vous contestez cette évaluation, contactez le service des impôts fonciers. Vous aurez la possibilité de faire une nouvelle déclaration via le service « Biens immobiliers » sur impots.gouv.fr. Une modification à la baisse de la valeur locative aboutira à un dégrèvement, tandis qu'une ajustement à la hausse pourrait entraîner un complément d'impôt à payer.
Vous avez jusqu'à la fin de l'année 2025 pour contester la taxe foncière 2024, et jusqu'à fin 2026 pour celle de 2025. N'oubliez pas que vous pouvez également contester si une exonération ne vous a pas été appliquée.
Comparez vos impôts locaux
Vous vous êtes déjà demandé si vous payez plus que vos voisins ? Vous pouvez le découvrir sur data.economie.gouv.fr.
Une révision des valeurs locatives envisagée pour 2028
La loi de finances de 2020 avait prévu une révision des valeurs locatives, actuellement quelque peu déconnectées du marché. Les préparatifs étaient fixés pour débuter en 2026, mais ils ont été repoussés pour terminer la révision des locaux professionnels. À suivre après 2027.
Notre expert
Avec la direction générale des finances publiques (DGFiP).







