Avez-vous déjà pensé à la rapidité avec laquelle votre cerveau juge un plat ? En seulement 200 millisecondes, il évalue déjà près de 12 attributs, allant de la santé à l'attrait visuel. Un processus mental fascinant qui influence nos choix alimentaires.
Des chercheurs à la pointe de l'analyse
Une équipe de scientifiques de l'Université de Melbourne a entrepris une étude remarquable portant sur l'évaluation cérébrale des aliments. Grâce à l'enregistrement de l'activité cérébrale par électroencéphalogramme (EEG) chez 110 participants, les chercheurs ont scruté comment différents critères nutritionnels influencent la perception des aliments. Les résultats ont révélé un pic d'activité cérébrale autour de 200 millisecondes, suivi d'une période de consolidation qui s'étend de 400 à 650 millisecondes.
Les attributs clés identifiés dans le jugement alimentaire
Les attributs nutritionnels tels que la santé, les calories et le degré de transformation des aliments se distinguent par une activation précoce. Par exemple, les signaux relatifs à l'information de santé commencent dès 195 millisecondes, avec un pic à 227. La valence émotionnelle, qu'elle soit positive ou négative, émerge également rapidement. En revanche, les évaluations de goût et d'envie d'alimentation prennent davantage de temps avant de se manifester, vers 654 millisecondes.
Une nouvelle perspective sur nos choix alimentaires
Cette étude remet en question l'hypothèse selon laquelle le plaisir serait la première considération. En effet, les informations de santé semblent être traitées en parallèle avec d'autres critères. Par ailleurs, la recherche a mis en lumière que deux dimensions dominent nos évaluations : l'appétence, englobant le goût et l'envie, et le degré de transformation. Ensemble, elles expliquent une part significative des jugements alimentaires. Cela pourrait expliquer pourquoi les aliments hautement transformés sont perçus si rapidement par le cerveau.
Les chercheurs ont été attentifs à éliminer d'éventuelles confusions liées aux caractéristiques visuelles des images, garantissant ainsi une analyse précise des attributs. Toutefois, il est important de noter que les résultats proviennent d'un échantillon principalement féminin et universitaire, les décisions ayant été prises sur des images plutôt que sur des aliments réels. Ces éléments sont cruciaux lors de l'interprétation des résultats dans un contexte quotidien.







