Une étude récemment publiée par le Syndicat national des compléments alimentaires (Synadiet) révèle que près de 67 % des Français croient aux bienfaits des suppléments comme les gélules d'oméga-3 ou de vitamine C. Pourtant, ces convictions semblent parfois déconnectées des révélations scientifiques.
Ignorance généralisée autour des compléments
Selon le sondage, 45 % des Français se disent "peu informés" sur le sujet des compléments alimentaires, et 20 % avouent ne pas du tout'' comprendre leur fonctionnement. Malgré leur méconnaissance, 67 % des répondants estiment que ces produits aident à compenser une alimentation déséquilibrée, tandis que 64 % les considèrent utiles pour prévenir les petits maux saisonniers comme les rhumes et les fatigues récurrentes. Plus de la moitié pensent également qu'ils peuvent prévenir certains problèmes de santé.
Des bénéfices réels pour certains groupes
Bien que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) souligne que les compléments ne doivent pas être considérés comme des médicaments, il existe des exceptions notables. Des spécialistes, comme le pharmacien Luc Cynober, reconnaissent que certaines populations, par exemple les personnes âgées, bénéficient de suppléments comme la vitamine D ou l'acide folique, essentiel en début de grossesse pour prévenir des malformations.
Les risques associés aux compléments alimentaires
Cependant, de nombreux experts mettent en garde contre les dangers potentiels. Des études ont démontré que les suppléments en vitamines et minéraux n'ont souvent pas d'intérêt prouvé pour la majorité des consommateurs. Jean-Paul Giroud de l'Académie de médecine le souligne : "Il n'existe aucune base scientifique pour affirmer que ces produits préviennent ou guérissent quoi que ce soit". De plus, certains compléments peuvent même être nuisibles, comme les pilules promettant un bronzage sans protection solaire, causant des brûlures. Le secteur des compléments alimentaires, bien que lucratif, nécessite une approche prudente et informée.







