Une étude récente a mis en lumière les effets indélibles d'une alimentation déséquilibrée sur notre santé, même après avoir adopté de meilleures habitudes alimentaires. Publiée dans le Journal of Leukocyte Biology, cette recherche souligne les conséquences sur le système immunitaire.
Des recherches révélatrices sur les effets alimentaires
Les chercheurs de l'Université de Leiden, aux Pays-Bas, ont mené une étude sur des souris génétiquement modifiées pour développer l'hypercholestérolémie et l'athérosclérose, des maladies liées à un apport excessif de graisses. Les souris ont été nourries soit avec une alimentation équilibrée, soit avec des nutriments riches en graisses. Leur réaction immunitaire a été analysée ultérieurement.
Les résultats showed que les souris ayant consommé une alimentation grasse affichaient un système immunitaire affaibli et une incidence plus élevée d'athérosclérose. Ces découvertes soulignent que les habitudes alimentaires peuvent avoir un impact durable sur l'expression génétique, en particulier les gènes associés à l'immunité.
Les conséquences à long terme de l'obésité
Les mauvaises habitudes alimentaires peuvent modifier durablement l'expression de gènes essentiels à notre santé, même après une transition vers une diète saine. Erik van Kampen, chercheur dans ce domaine, met en avant que ces modifications épigénétiques contribuent à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires.
En outre, selon l'Organisation mondiale de la santé, l'obésité est l'un des défis majeurs de la santé publique en Europe, touchant un pourcentage croissant d'enfants et d'adolescents. Les rapports indiquent qu'environ 27 % des adolescents de 13 ans et 33 % des enfants de 11 ans sont en surpoids, faisant de l'obésité une préoccupation majeure pour les autorités sanitaires.







