Une étude récente menée par l'ONG américaine Environmental Working Group (EWG) révèle une réalité préoccupante : près d'un tiers des aliments manufacturés aux États-Unis contiennent des acides gras trans. Ces substances, connues pour augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, sont donc présentes dans une multitude de produits du quotidien.
Des ingrédients à risque
Des plats préparés aux viennoiseries, en passant par les biscuits, les aliments industriels américains sont souvent enrichis en acides gras trans, principalement dérivés d'huiles végétales transformées. Sur les 84 000 produits analysés par l'EWG, plus de 27% affichent la présence de ces composants. Malgré leur rôle en tant que stabilisateurs et conservateurs, les acides gras trans ne possèdent aucun bénéfice nutritionnel.
Un étiquetage insuffisant
Notons que bien que ces acides gras soient présents dans de nombreux produits, seulement 2% d'entre eux mentionnent leur contenu sur l'étiquette. Pire encore, 10% des articles destinés aux enfants, revendiquant l'absence d'acides gras trans, en contiennent néanmoins entre 0,5 et 1%.
Des efforts pour la santé publique
Entre 2003 et 2012, la consommation d'acides gras trans a diminué aux États-Unis, passant de 4,6 g à 1 g par jour. En novembre 2013, la Food and Drug Administration (FDA) a interdit leur utilisation dans les aliments transformés, une mesure qui devrait prévenir environ 20 000 infarctus et 7 000 décès liés à des maladies coronariennes.
En comparaison, en France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande de limiter la présence d'acides gras trans d'origine technologique dans les produits, sans cependant en interdire formellement l'utilisation. Elle appelle à réduire leur présence autant dans l'alimentation humaine qu'animale, afin de minimiser les risques d'exposition.







