Alors que l'inflation atteint 6,1% en juillet, les entreprises adoptent la "shrinkflation" pour compenser cette hausse. Ce phénomène a été mis en avant par l'association Foodwatch, qui cible les marques impliquées dans cette pratique peu transparente.
La shrinkflation, étroitement liée au concept de "cheapflation", consiste à diminuer la quantité d'un produit tout en augmentant son prix. Cette stratégie, bien que légale, soulève des questions sur la transparence vis-à-vis des consommateurs. Un reportage de Complément d'enquête diffusé le 1er septembre sur France 2 a mis en lumière ces pratiques. Si vous avez remarqué des emballages moins fournis, vous n'êtes pas seuls. Découvrons ensemble les marques concernées.
Les marques sous le feu des critiques
Parmi les marques pointées du doigt, certaines comme Kiri, St Hubert Omega 3 et Saint Louis font partie de notre quotidien. D'après l'analyse de Foodwatch, des variations notables ont été observées : le pot de margarine St Hubert Omega 3 a vu son poids diminuer de 4%, tandis que son prix à l'unité a grimpé de 13%. Les amateurs de chocolat ne sont pas en reste : Lindt a réduit le poids de sa boîte de chocolats Pyrénéens au lait de 20%, avec une augmentation de 4% du prix. Pour ceux qui raffolent du Kiri, sachez que la portion de fromage a été réduite de 10%, tandis que le prix au kilo a grimpé de 11%. La grenadine Teisseire a également diminué son volume de 20%, avec un prix à la bouteille qui a augmenté de 12%. La marque d'eau minérale Danone, Salvetat, propose maintenant des bouteilles de 1,15L au lieu de 1,25L, et le prix par unité a augmenté de 5%. Enfin, Saint Louis a modifié ses briques de sucre, affichant une réduction de 13% du contenu accompagné d'une augmentation de 12% du prix. Selon les recherches, environ 2% des produits alimentaires dans les supermarchés subissent ce phénomène.
Réactions des marques accusées
Les justifications d'Lindt France évoquent une augmentation des coûts des opérations, soulignant que "le prix au kilogramme a augmenté". Danone France déclare que malgré les recommandations de prix, la décision finale revient aux distributeurs. D'autres marques n'ont pas encore répondu aux accusations.
Un phénomène mondial
A l'international, la situation est similaire. Aux États-Unis, les consommateurs expriment leur mécontentement sur TikTok, touchant divers produits comme les surgelés, la viande ou le pain. En Espagne, l'OCU a désigné ce phénomène sous le terme "reduflation", indiquant que plusieurs fabricants masquent l'augmentation des prix en réduisant le volume. Un exemple marquant est celui de Toblerone, qui en 2016, avait réduit la taille de ses barres sans toucher au prix affiché, provoquant une vive réaction du public.







