Chaque année, tous les contribuables, qu'ils soient imposables ou non, doivent se plier à l'exercice de la déclaration de leurs revenus. Cette obligation ne doit pas être prise à la légère, car des conséquences financières peuvent survenir même pour ceux qui ne s'acquittent pas d'impôts.
Les risques encourus par les non-imposables
Tous les contribuables, y compris ceux soumis à la déclaration automatique, doivent scrupuleusement vérifier leurs informations préremplies. La non-déclaration à la date limite, qui varie selon la région, expose à des sanctions. Cela concerne également ceux qui ne sont pas redevables d'impôts.
Impact sur les aides sociales
Quand les contribuables omettent de déclarer leurs revenus, la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) n’a pas accès à ces informations. En conséquence, les allocataires ne reçoivent ni Avis d'Impôt ni Asdir, documents indispensables pour accéder à des prestations telles que le RSA ou l'APL. Par conséquent, sans déclaration, il sera impossible de bénéficier de ces aides, même si vous y êtes éligible.
Perte potentielle de crédits d'impôt
Les crédits d'impôt sont accessibles à tous les ménages, qu'ils soient imposables ou non. Des dépenses comme les frais de garde d'enfants ou les dons aux associations donnent droit à des allégements fiscaux. Or, sans déclaration, aucune restitution ne pourra être effectuée. Cela signifie qu’un crédit d'impôt significatif, comme celui pour les "Emplois à domicile", peut être perdu, entraînant des pertes financières considérables.
Conséquences pour les foyers imposables
Pour les contribuables imposables, les conséquences financières d'un retard dans la déclaration sont lourdes. Les pénalités s'appliquent à raison de 10 % si la déclaration est faite avant mise en demeure, et montent à 20 % dans les 30 jours suivant celle-ci, atteignant 40 % au-delà. De plus, des intérêts de retard de 0,20 % par mois s'appliquent sur l'impôt dû. Il est donc crucial de bien prendre en compte les délais pour éviter une majoration de sa facture fiscale.







