Avec le retour des beaux jours, les diètes amincissantes refont surface. Parmi elles, le régime paléolithique, inspiré par les habitudes alimentaires de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, se distingue par une approche naturelle.
Rôti de bison, pavé de saumon à la sauce curry, pain de viande paléo... Ces mets font partie des recettes proposées dans Le Régime paléo, écrit par Loren Cordain et récemment traduit en français. L'idée centrale ? La diète paléolithique exclut les produits laitiers, les céréales et le sucre, et préfère les viandes maigres, les poissons, les légumes, les racines et les noix. Selon Cordain, cette alimentation serait la plus adaptée à notre patrimoine génétique. "Nos ancêtres du paléolithique étaient en réalité en excellente santé, explique-t-il. Ils avaient une silhouette svelte, étaient athlétiques et souffraient rarement de maladies cardiovasculaires ou d'autres affections modernes."
Les bienfaits promis du régime
Le régime paléo promet un éventail de bénéfices : perte de poids, réduction des maladies métaboliques (comme le diabète et l'hypertension), amélioration de la digestion et même un impact favorable sur le bien-être psychologique, grâce à une meilleure régulation de l'insuline. Depuis sa publication aux États-Unis en 2002, l'ouvrage de Cordain est devenu un best-seller, séduisant des millions d'Américains.
Une approche simple et saine
À travers ses 300 pages, le livre mêle témoignages et données scientifiques pour instaurer une nouvelle philosophie alimentaire. Il recommande de consommer à volonté viandes maigres et poissons, accompagnés de fruits et légumes de saison, tout en suggérant d'éviter les céréales et les produits laitiers, ainsi que les aliments transformés. Caroline Terral, responsable de projets chez Hachette Pratique, affirme que ce n'est pas simplement un régime, mais une re-découverte d'une alimentation saine. Les Français, bien qu'hésitants face aux régimes complexes, sont de plus en plus soucieux de leur bien-être et cherchent des solutions simples et naturelles.
Mais la question demeure : le bouillon d'os, actuellement prisé à New York pour ses bienfaits nutritifs, séduira-t-il les Français ? Quid du paléofitness, une tendance qui invite à renouer avec une activité physique primitive comme grimper aux arbres ou courir pieds nus ? Ou bien préféreront-ils savourer des récits surréalistes, comme ceux de Joseph Delteil, poète du XXe siècle, qui écrivait des recettes de cuisine instinctive ? La quête d'un équilibre entre tradition et modernité se poursuit.







