Le miel de Manuka, reconnu pour ses propriétés antibactériennes hors du commun, pourrait bientôt partager la scène avec un nouveau concurrent : le miel de bruyère irlandais. C'est ce qu'espère l'équipe de recherche du Trinity College de Dublin.
Des études récentes montrent que le miel de bruyère d'Irlande détient des niveaux de composés phénoliques comparables à ceux du célèbre miel néo-zélandais. Ces composés, puissants antioxydants, pourraient jouer un rôle clé dans la prévention du cancer, des maladies cardiaques et même de la démence.
Une étude approfondie sur le miel de bruyère
Pour évaluer le potentiel du miel de bruyère comme superaliment, l’équipe de chercheurs irlandais a examiné 131 échantillons provenant de 78 emplacements différents en Irlande, incluant également des miels issus du nectar de colza et d'il y a. Cette recherche est la première à se concentrer spécifiquement sur le miel d'origine irlandaise.
Des résultats prometteurs
Saorla Kavanagh, doctorante et première auteur de l'étude, a mis en lumière que le miel de bruyère avait la plus haute teneur en phénols parmi tous les miels étudiés. De plus, la richesse en antioxydants est particulièrement accrue chez le miel provenant d'abeilles butinant en milieu urbain, probablement en raison de la variété florale des environnements citadins. Elle souligne : "La diversité des fleurs entourant les ruches joue sans doute un rôle crucial dans cette différence."
Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue Food Chemistry.







