Des recherches récentes mettent en lumière les effets du sucralose sur le cerveau, suggérant qu'il pourrait stimuler des zones liées à la faim et ainsi accroître l’appétit. Quelles en sont les implications à long terme ? Voici les résultats de cette étude.
En mai 2023, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié des recommandations déconseillant l'utilisation des substituts de sucre dans le cadre d'un régime alimentaire visant à perdre du poids. Cette position trouve un écho dans de nombreuses études scientifiques qui établissent un lien entre la consommation de produits « light » et la prise de poids. Des recherches récentes viennent confirmer cette tendance préoccupante.
Publiée le 26 mars 2025 dans la revue Nature Metabolism, l’étude a impliqué un échantillon de 75 participants, qui ont été invités à consommer l'une des trois boissons suivantes lors de différentes sessions :
- Eau plate
- Eau sucrée avec du sucre de table (saccharose)
- Eau sucrée avec un édulcorant artificiel, le sucralose
À chaque visite, les chercheurs ont mesuré le taux de glycémie à jeun des participants, suivi d'une imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour analyser l'activité cérébrale. Le Dr Katie Page et son équipe ont également effectué des prélèvements sanguins à différents intervalles après la consommation des boissons et ont demandé aux participants d'évaluer leur niveau de faim.
Les boissons contenant du sucralose augmentaient la sensation de faim d'environ 17 %
Les résultats ont révélé que les boissons contenant du sucralose augmentaient la sensation de faim d'environ 17 %. En outre, le Dr Page et son équipe ont observé des connexions renforcées entre les régions cérébrales associées à la motivation. « Les analyses sanguines ont montré que le sucralose n’affecte pas les hormones régulant la satiété », a précisé le Dr Page.
Ne vous fiez pas aux édulcorants non caloriques pour remplacer le sucre
En tant que médecin endocrinologue, le Dr Page conseille fortement à ses patients, notamment ceux souffrant d'obésité ou de diabète, de « ne pas compter sur les édulcorants non caloriques comme alternative au sucre et d’envisager de diminuer leur consommation d’édulcorants en général ».
Source : Nature Metabolism







