Le chèque énergie de 2025 ne sera expédié qu'en novembre en raison d'une adoption tardive de la loi de finances. Cette situation engendre des désagréments pour les bénéficiaires qui doivent faire face à des factures d'énergie élevées.
Délai prolongé : quelles conséquences pour les bénéficiaires ?
Habituellement prévu en avril, le chèque énergie arrivera avec plusieurs mois de retard. D'un montant variant entre 48 et 277 euros, il s'adresse aux 20 % des ménages français les plus modestes. Les foyers éligibles sont ceux dont le revenu fiscal de référence (RFR) est inférieur à 11 000 euros par unité de consommation (UC), d’après une note du ministère de l'Économie.
Ce report, d'une durée de sept mois, est particulièrement difficile pour des millions de familles, déjà affectées par l'augmentation des tarifs du gaz et de l'électricité ces dernières années. En réponse, Marc Ferracci, ministre chargé de l'Industrie et de l'Énergie, a invité les fournisseurs à faire preuve de flexibilité envers les clients potentiellement éligibles au chèque, surtout ceux qui rencontrent des difficultés de paiement. Des recommandations pour éviter les coupures d'électricité et privilégier la réduction de puissance ont également été émises.
Maintien de l’envoi automatique et lancement d’un e-chèque
Malgré les différents obstacles rencontrés depuis la suppression de la taxe d'habitation, l'envoi automatique du chèque énergie sera conservé. Les bénéficiaires n'auront aucune démarche à accomplir. De plus, un portail en ligne sera mis en place pour les ménages nouvellement éligibles afin de demander cette aide, rendant la procédure plus accessible.
En outre, le gouvernement envisage d'introduire un « e-chèque » au cours de l'été 2025, permettant une utilisation plus flexible pour les bénéficiaires. Les montants seront disponibles dans le compte personnalisé des ménages sur le site officiel dès le lancement de la campagne.







