Le chêne-liège (Quercus suber), connu sous le nom local de corcier, est un arbre emblématique originaire du pourtour méditerranéen. Il s'étend du Portugal à la côte yougoslave, et sa présence est notable dans le nord de l'Afrique. En France, ce chêne est principalement cultivé en Corse ainsi que le long de la côte méditerranéenne, allant des Pyrénées-Orientales jusqu'aux Alpes-Maritimes. Bien que cette espèce soit assez rustique, elle ne supporte pas des températures inférieures à -12°C, et des gelées prolongées de -5°C peuvent nuire à sa survie.
Caractéristiques physiques uniques
Le chêne-liège se distingue par sa silhouette trapue, avec un tronc court et un port arrondi. Ses feuilles, persistantes et coriaces, mesurent de 3 à 7 cm de long, affichant une couleur vert foncé brillante avec un revers gris pubescent. À partir de 15 à 20 ans, l'arbre commence à produire des glands ovoïdes que l’on retrouve enveloppés dans une cupule molle. L’intérêt économique majeur de cet arbre réside dans son écorce, qui est la source de la production de liège.
Un écosystème en équilibre
La récolte du liège débute lorsqu’un tronc atteint un diamètre de 10 à 15 cm, moment où les forestiers enlèvent l'écorce de moindre qualité, appelée "liège mâle". Après un cycle de huit années de croissance, il est possible de prélever une nouvelle couche, de bien meilleure qualité, surnommée "liège femelle". Les incendies, de plus en plus fréquents dans ces régions sèches, ne constituent pas une menace pour cet arbre, dont l'écorce épaisse le protège efficacement.
Un allié pour l'environnement
En tant qu'isolant naturel, le liège possède d'excellentes propriétés thermiques et acoustiques. Les produits dérivés du chêne-liège inclus les bouchons de vin et des panneaux isolants. Malheureusement, cet arbre fait face à divers ravageurs, notamment la pyrale du chêne et le capricorne du chêne, ainsi qu'à des maladies cryptogamiques comme la maladie de l'encre.







