Le compte à rebours a commencé pour les habitants du Cap, en Afrique du Sud, confrontés à une crise hydrique sérieuse. Selon les prévisions, la ville pourrait manquer d'eau dès le 16 août, une situation alarmante qui s'explique par une sécheresse qui perdure depuis maintenant 2015.
Bien que la saison hivernale commence, les réserves d'eau sont au plus bas. Pour espérer remplir les barrages qui stockent l'eau, il faudrait des pluies exceptionnelles. Le nombre d'habitants dans cette métropole continue d'augmenter, atteignant une croissance de 80% depuis 1995, ce qui exacerbe les besoins en eau.
Une gestion de l'eau sous pression
Le 7 mai, les autorités ont signalé qu'il ne restait que 187 283 méga-litres d'eau dans les réservoirs, soit seulement 20,85 % de leur capacité. Le « Day Zero » a été déterminé pour le jour où le niveau des barrages atteindrait 13,5 %, ce qui coinciderait avec la date critique de 16 août. Pour faire face à cette situation, Cape Town a mis en place des mesures d'économie d'eau drastiques.
Des répercussions préoccupantes
Si la situation ne s'améliore pas, la ville devra envisager une coupure générale. Dans ce scénario, chaque résident pourrait avoir accès à seulement 25 litres d'eau par jour, à retirer dans l'un des 200 points de distribution qui seraient mis en place. Cette situation requiert une mobilisation et une gestion efficace pour éviter que la ville ne s'enfonce davantage dans la crise.







