Chaque année, le scénario se répète : deux kilos de plus sur la balance lorsque novembre pointe son nez. Analysons les causes.
À chaque automne, le mois d'octobre semble être un tournant pour notre poids. Dès que novembre arrive, beaucoup font le constat amer d'une prise de deux kilos, souvent sans comprendre pourquoi. Si un excès de plats riches peut y contribuer, plusieurs facteurs extérieurs jouent également un rôle clé.
L'impact de la lumière naturelle sur notre moral
La diminution des heures d'ensoleillement affecte notre humeur et peut influencer nos choix alimentaires. Environ 10 à 12% de la population, principalement des femmes, souffrent de déprime saisonnière à cette période. La lumière du soleil stimule notre production d'endorphines, les hormones du bonheur. En octobre, la carence en lumière peut mener à une sensation de fatigue et à une baisse d'énergie. Selon Nina Cohen-Koubi, médecin nutritionniste, "la mélancolie automnale nous pousse souvent vers des aliments plus gras et sucrés, en quête de réconfort." Ce phénomène crée un cercle vicieux où le mal-être augmente l'appétit.
Une baisse d'activité physique
Avec la chute des températures, notre motivation pour l'exercice diminue également. Contrairement au printemps et à l'été, les jours plus froids et humides rendent les activités de plein air moins attrayantes. "Lorsque l’hiver approche, il devient plus difficile de sortir pour faire du jogging ou même pour une simple balade", observe Dr Cohen-Koubi. Cette résistance à l'exercice, combinée à une envie accrue de nourriture réconfortante, aggrave notre situation.
Le cocooning et les envies gourmandes
Les températures plus basses incitent notre corps à rechercher des aliments riches en calories pour se réchauffer. "En automne, nous avons tendance à préférer des plats réconfortants comme des crêpes Suzette, plutôt que des sorbets rafraîchissants", souligne le Dr Cohen-Koubi. Par ailleurs, la saison est également propice au cocooning, favorisant le grignotage souvent à base de sucreries et de mets gourmands, délaissant ainsi des choix plus légers comme les soupes.







