Pour de nombreux détenteurs, les Plans d'Épargne Logement (PEL) ouverts avant mars 2011 sont devenus des outils de gestion d'épargne précieux. Ces produits, parfois en service depuis près de 40 ans, affichent des taux d'intérêt garantis dépassant les 6 %. Le choix de clôturer ces comptes ne doit pas être pris à la légère, tant pour les ménages que pour le secteur bancaire.
Des taux d'intérêt attractifs
Le Plan Épargne Logement, initialement conçu pour financer des projets immobiliers, est devenu un choix d'épargne privilégié pour de nombreux Français. En effet, après quatre ans de détention, les titulaires peuvent bénéficier d'un prêt à un taux de 1,2 % au-dessus de leur taux de rémunération. Cependant, les anciens PEL, ceux ouverts avant le 1er mars 2011, sont particulièrement intéressants à conserver.
Ces comptes anciens ne sont pas soumis à la règle des 15 ans qui s'applique aux nouveaux PEL. Ainsi, ils permettent de continuer à générer des intérêts jusqu'à leur clôture. Par exemple, les PEL ouverts entre 1986 et 1994 affichent des taux de 4,62 %, tandis que ceux créés entre juin 1983 et juillet 1984 atteignent des taux impressionnants de 6,30 %. Actuellement, plus d'un quart des PEL, soit environ deux millions de comptes, affichent un taux d'au moins 3,5 %, bien supérieur au taux actuel de 1,75 %.
Les enjeux de la clôture des PEL anciens
La présence de ces anciens PEL pose un véritable défi. Pour les détenteurs, ils représentent une rente financière. Selon la Cour des comptes, cela bénéficie avant tout aux ménages âgés ayant des fonds conséquents. Malgré les tentatives de certaines institutions pour encourager la fermeture de ces comptes, les titulaires sont souvent réticents à abandonner ces produits avantageux.
La tendance semble toutefois s'inverser naturellement. En l'espace de trois ans, l'encours des PEL anciens a diminué de 23,7 milliards d'euros, une réduction attribuable non seulement à des clôtures volontaires mais aussi à un nombre croissant de décès parmi les détenteurs. En 2024, ces PEL représentaient encore 84 milliards d'euros, témoignant de l'importance de conserver ces outils d'épargne.







