Le paysage des Ehpad en France va connaître un bouleversement majeur à partir de 2025, grâce à l'adoption de la loi Bien vieillir. Cette nouvelle législation permettra aux établissements publics et associatifs d'ajuster leurs tarifs, notamment pour les résidents ne bénéficiant pas de l'aide sociale. L'objectif principal de cette mesure est de redresser les comptes souvent déficitaires de ces institutions, malgré les réticences initiales du gouvernement.
Des mesures de régulation en place pour contenir les hausses
Actuellement, le tarif de l'hébergement est déterminé par le département, qui impose également un plafond d'augmentation sauf en cas d'exception. Pascal Champvert, président de l'AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées), souligne que l'an dernier, ces augmentations plafonnées étaient inférieures à l'inflation, rendant la situation insoutenable pour nombreux Ehpad.
Avec l'application de la loi Bien vieillir le 1er janvier 2025, ces établissements auront la possibilité de dépasser ces plafonds pour les résidents non bénéficiaires de l'aide sociale. Toutefois, un encadrement sera également instauré : un pourcentage, fixé par décret, limitera l'écart entre les tarifs des résidents et ceux des bénéficiaires de l'aide sociale.
La question des revenus : un défi à relever
Malgré cette évolution législative, de nombreux résident pourraient faire face à des hausses tarifaires significatives. Pascal Champvert évoque une nécessité incontournable pour permettre le maintien d'un service de qualité. Par ailleurs, certains Ehpad pourraient envisager de diversifier leur tarification quotidienne en fonction des revenus des résidents. Cependant, cette approche soulève des complications, notamment parce que la plupart des établissements n'ont pas accès à ces informations, sauf pour les bénéficiaires de l'aide sociale. Champvert insiste sur le fait qu'il ne voudrait pas alourdir le système bureaucratique déjà complexe du secteur.







