Tout au long de l'été, la fascinante rose trémière continue de s'étirer pour offrir ses grandes fleurs d'un charme suranné. Éprise de lumière et de terres caillouteuses, elle se réensemence en abondance au pied des murs qui lui apportent un soutien naturel.
Pléthore de noms
Nommée aussi alcée rose, passerose ou encore rose papale, la rose trémière, dont le terme dérive de "rose d'outremer", a été introduite d'Asie au 16ème siècle. Sur le plan botanique, elle est répertoriée sous le nom Alcea rosea, à ne pas confondre avec l'hibiscus althéa.
Semis à gogo
Lors de vos balades estivales, n’hésitez pas à récolter des graines s’accumulant dans des capsules bien sèches. À semer en juillet dans de petits pots ou en pleine terre dès le printemps suivant. Grâce aux hybridations naturelles facilitées par les insectes butineurs, vous aurez la surprise d'admirer des fleurs aux teintes variées.
Quand elle rouille...
Alors que la rose trémière s'épanouit, un champignon indésirable peut apparaître, couvant son feuillage de taches de rouille. Il est recommandé de retirer les feuilles affectées et d'appliquer de la bouillie bordelaise au printemps.
Élevant ses hampes florales jusqu'à près de 2 mètres, ces fleurs se déclinent en une multitude de nuances de rose. On y trouve aussi des variétés rouges, pourpres, jaunes et presque noires (Nigra). Pour de magnifiques fleurs à pétales ondulés, plantez des Chater's Double.
Ne vous laissez pas tromper par son nom car la rose trémière n'est pas une rose, mais plutôt une proche parente de la mauve, classée parmi les fleurs bisannuelles, bien qu'elle survive plusieurs années. Quant à ses origines, elles s'étendent à l'Asie occidentale, la Chine et le Proche-Orient, laissant planer un certain mystère. Capricieuse, elle abhorre le transplant et peut se languir si la terre de votre jardin ne lui convient pas. Toutefois, elle se ressème avec facilité au pied des murs de l'île de Ré, s'avérant également tinctoriale, médicinale et même comestible dans nos salades.







