Installer un récupérateur d'eau de pluie : Guide pratique pour votre jardin

Installer un récupérateur d'eau de pluie : Guide pratique pour votre jardin

De plus en plus de maisons intègrent des récupérateurs d'eau de pluie, que ce soit de manière discrète ou en tant qu'élément décoratif. Ces dispositifs offrent une double solution : préserver une ressource précieuse et réduire sa facture d'eau, dont le coût augmente en raison de son traitement pour la rendre potable.

Pourquoi opter pour un récupérateur d'eau de pluie ?

Face à l'intensification du réchauffement climatique, l'eau devient une ressource de plus en plus précieuse. De nombreux jardins changent alors de végétalisation, se tournant vers des espèces adaptées à un climat plus chaud et à un sol plus sec, diminuant ainsi leur besoin en arrosage. Sans cela, il sera indispensable d'arroser davantage, accédant aux ressources souterraines.

Rendre l'eau potable a un coût non négligeable dû à l'énergie engagée dans ce processus. Par exemple, en janvier 2021, le coût moyen de l'eau potable, abonnements inclus, s'élevait à 4,30 €/m3. Ces valeurs peuvent varier de 1,60 à 2,72 €/m3 selon les régions et le type de gestion, qu'elle soit publique ou privée.

Avec une baisse du pouvoir d'achat, l'installation d'un récupérateur d'eau se justifie d'autant plus pour un jardin en quête d'économie.

Choisir la taille de son récupérateur d'eau de pluie

La première étape consiste à déterminer la capacité nécessaire pour votre récupérateur. En effet, il existe une large gamme de formes, couleurs, et tailles.

Pour celles et ceux n'ayant pas la possibilité d'installer un récupérateur enterré, facilement accessible, la majorité des maisons optent pour des systèmes en surface, situés sous les descentes de gouttière.

Si l'objectif est d'alimenter uniquement le jardin, voici un petit calcul pour estimer le volume d'eau récupérable :

  • Obtenez la pluviométrie moyenne annuelle de votre commune (par exemple, 677 mm à Tours).
  • Déterminez la superficie de votre toiture en m² (par exemple, 50 m²).
  • Considérez une évaporation d'environ 10 %.

Le calcul final vous donnera une estimation du volume d'eau récupérable : (677 x 50) - 10 %, soit environ 33 512 litres (33 m3). Adapté votre récupérateur à ces données, sachant que l’arrosage réduira toujours ce volume.

Bien sélectionner son récupérateur d'eau de pluie

Vous pouvez choisir entre un modèle simple, à poser ou à accrocher facilement, ou un système plus vaste enterré, idéal pour une grande surface de jardin.

Pour ceux voulant opter pour un modèle fait maison, un bidon de récupération peut suffire, à condition qu’il ait contenue des matières inoffensives, soit étanche et pourvu d'un couvercle pour empêcher l'entrée de salissures et autres contaminants.

Il est essentiel d'installer un collecteur entre les gouttières et le récupérateur. Privilégiez un modèle avec filtre pour éviter que de petites impuretés ne viennent polluer votre réserve d'eau. Installez également une crapaudine à l'entrée pour filtrer les débris. N'oubliez pas de vider régulièrement la gouttière de ses restes.

Surélever votre récupérateur facilitera l'accès à l'eau via un robinet. Pour anticiper les débordements, prévoyez un système d'évacuation reliant les gouttières. Un collecteur avec positions été/hiver est parfait pour ajuster l'écoulement en fonction des saisons.

Engagement vers des pratiques durables

Des crédits d'impôts et aides financières peuvent être disponibles. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour identifier les opportunités. Attention, évitez de récupérer l’eau d'un toit en plomb ou fibrociment étant dangereux.

La gestion des eaux pluviales évolue. De plus en plus de communes recommandent de déconnecter les gouttières du réseau d’assainissement afin d’infiltrer les eaux dans le sol, contribuant ainsi à la recharge des nappes phréatiques.

Pour un arrosage économique, privilégiez l'arrosoir ou installez un système goutte-à-goutte nécessitant une pompe si l'eau provient d'un récupérateur. L'utilisation d'eaux grises et le paillage peuvent également réduire la consommation d'eau. Gardez à l'esprit que des plantes bien arrosées peuvent devenir dépendantes de l'eau, tandis que celles qui s’adaptent puisent plus profondément.

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